[ESR UT] : au fil des dossiers n°90

L’action syndicale, l’information et la co-construction ne sont possibles que grâce à votre soutien et il y a toujours de très bonnes raisons d’adhérer à la CFDT.

Rémunération des formateurs internes, ne pas s’entêter !

Contester par les seuls élus CFDT, les nouvelles modalités de prise en charge de la rémunération des formateurs entrainent comme l’avait indiqué la CFDT une pénurie de formatrices et de formateurs, une perte de compétences et la mise en mal des environnements de travail avec la formation des nouveaux arrivants (Apogé, Ade, Sifac+) retardés. La direction de l’établissement a valu faire vite sans tenir compte de l’alerte de la CFDT.

De nombreuses formatrices et formateurs ont décidé de cesser d’être au service de l’établissement peu reconnaissant dans la charge de travail supplémentaire liée à l’accompagnement des nouveaux collègues.

Quelle clairvoyance au moment où l’établissement se lance dans le projet Pégase !

Transition écologique,  c’est pas gagné !

Lors du Cneser du mois de juillet, une motion portée par la Fage a été adoptée par les élus (30 pour dont la CFDT) sans la CGT et la FSU qui ont voté contre, comme les représentants des employeurs,  (France Universités a refusé de participer au vote.). Cette motion rappelait que la quasi‑totalité des parcours de formation en premier cycle doit intégrer à la rentrée 2026 un module d’enseignement sur la TEDS et soulignait que « la qualité des enseignements dispensés, les modalités d’évaluation et le contenu de ces formations variaient fortement d’un établissement à l’autre, créant une iniquité entre les étudiants.« 

Cette motion demandait par conséquent qu’un cadrage commun soit pris sur la forme que doit prendre cette formation, avec la création d’un module obligatoire en première année « citoyenneté, démocratie et écologie » (3 ECTS). Mais aussi que les 30 heures d’enseignements à la TEDS en premier cycle soient inscrites dans le Code de l’éducation, et que l’ensemble des enseignants et enseignants‑chercheurs soient formés au sujet.

Et voilà, une demande d’un cadrage national (comme pour le référentiel des BUT ou tout simplement les concours d’enseignement) rejetée par des des syndicats qui dénoncent en même temps l’autonomie des établissements et les cadrages nationaux …. Sur la question de la transition écologique, seule la CFDT porte un discours cohérent et structuré pour une transition écologique juste et ce sans circonvolution.

Prime d’intéressement : il faut l’activer en 2026.

Avec un résultat excédentaire de 1,3 millions d’euros au compte financier (CA du 16 mars 2026) et un montant de 17 millions d’euros libre d’emploi dans le fonds de roulement de l’université (CA du 13 avril 2026), l’activation de la prime d’intéressement 2026 pour les projets structurants de l’université est bien d’actualité.

Dans le cadre du budget rectificatif à venir la CFDT formulera un amendement fléchant 170.000 euros (1% du fonds de roulement libre d’emploi) pour actionner la prime d’intéressement pour permettre en particulier la prise en charge de l’investissement des personnels de Polytech dans le cadre du déménagement et de la réorganisation des services de Polytech.

Pour en savoir plus sur l’accord collectif mettant en place la prime d’intéressement : A lire ici.

Restauration des personnels : un employeur aux abonnés absents.

A défaut de ticket restaurant, pour la majorité des personnels la question de la restauration se pose et la seule solution de facilité proposée par notre employeur : c’est de se restaurer au CROUS.

Sauf que les agents apprennent à l’ouverture des restaurants universitaires, une augmentation des de 10,5% pas vraiment à la hauteur de l’augmentation de la feuille de paie.

Pour la 4ème année consécutive, nous constatons une augmentation contrecoup de la politique de l’Etat autour du repas à un euro qui sans accompagnement conséquent met à mal les budgets du CROUS et les agents en tension – la CFDT CROUS appelle à la grève le 22 septembre prochain.

Incidence sur les tarifs au 1er septembre 2026

  • INM entre 366 et 394 : 3,90€ -> 4,31€ soit +10,5%
  • INM entre 395 et 539 : 4,9 0€ -> 5,31€ soir +8,4%
  • INM sup 539 : 8,75€ -> 9,16€ soit +4,70

On constate une évolution inversement proportionnelle au bulletin de paie. Il y a quelques mois ; le plat principal est passé de 3 à 4 points. Au final, les agents ont moins dans l’assiette et paie plus.

L’action sociale a-t-elle vocation à financer l’augmentation des tarifs du CROUS au détriment de nos agents qui subissent au final ces hausses successives de tarifs ?

NBI : chaque année, l’université fait des économies sur le dos des contractuels !

Voilà le sujet enterré par les gouvernances successives de l’université : les économies réalisées sur le dos des contractuels en ne redistribuant pas sous forme de complément indemnitaire annuel, les montants non versés et économisés de la NBI. De nombreux postes ouvrant droit à la NBI (responsable de scolarité, d’antennes financières, responsables de plateau scientifique, responsables fonctionnels ou en position d’encadrement pourrait prétendre à ce complément de points d’indice. La NBI, la nouvelle bonification indiciaire mensuelle compte dans le décompte de la retraite Statutairement, les nombreux collègues contractuels CDD/CDI ne peuvent y prétendre.

Les montants non distribués doivent être redistribuer dans le cadre d’un complément indemnitaire annuel.

Non seulement, les NBI sont particulièrement faibles à l’université de Tours et en en plus cette dernière réalise des économies sur le dos des précaires. Cette situation n’est pas tenable. La CFDT exige qu’un bilan soit réalisé au Comité Social d’Administration dont une des prérogatives est de débattre au moins une fois tous les deux ans de la politique indemnitaire.


Dialogue social : la vie des instances

Un dernier comité social d’administration de l’Université de Tours s’est réuni en juillet. Pour la CFDT, cette réunion comportait plusieurs points important.

La présentation du schéma directeur handicap a permis de faire le bilan des actions engagées et de préciser les mesures prévues pour améliorer l’inclusion, l’accompagnement et le maintien dans l’emploi des personnels en situation de handicap. (vote favorable de la CFDT)

Le fonctionnement de la cellule d’écoute des personnels de signalement des faits de discriminations, de harcèlement ou de violence sexistes et sexuelles a constitué également un sujet essentiel. Les agentes et agents doivent pouvoir bénéficier d’un dispositif clairement identifié, accessible, indépendant et garantissant la confidentialité des échanges. (vote favorable de la CFDT)

La CFDT a demandé également que la prévention des risques psychosociaux et la prise en charge des situations de souffrance au travail soit également à l’ordre du jour de la politique RH de l’université. Le dernier plan RPS jamais déployé et suivi date de 2019 !

La mise en plat du Plan RPS est une priorité de la CFDT en cette rentrée 2026

La présentation de l’index 2025 sur les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes aurait dû être l’occasion d’un échange concret sur les mesures correctrices à mettre en œuvre. La publication d’un indicateur ne peut constituer une fin en soi : elle doit déboucher sur un plan d’action suivi et évalué.

Les chantiers 2026-2027

Carrières des enseignant·es-chercheur·es

Le premier chantier doit débuter en septembre 2026 et aboutir à une présentation finale en décembre 2026.

La direction de l’établissement souhaite autour des lignes directrices de gestion relatives à la carrière des enseignants-chercheurs portée avec une attention particulière portée aux règles concernant le prolongement d’activité. Ce travail devra permettre de clarifier les conditions applicables et de sécuriser les décisions prises dans ce domaine.

Pour la CFDT, cette révision devra être conduite dans la transparence, en associant les représentants des personnels et en veillant à l’égalité de traitement entre les situations individuelles. Les règles doivent être accessibles, compréhensibles et appliquées de manière homogène.

Mais la CFDF demandera également un bilan dans le fonctionnement du CAC et de la place accordée au travail des sections CNU.

Les agents logés et les astreintes

Un autre chantier porte sur le cadre de travail des agents logés. Il doit examiner à la fois les conditions d’occupation des logements, les obligations liées aux astreintes et les mécanismes de compensation. La direction de l’établissement souhaite également menée un réflexion sur la cadre de travail des antennes techniques immobilières. Il s’agit donc d’un sujet qui touche directement à l’articulation entre logement, disponibilité, contraintes de service et temps de travail.

La CFDT sera particulièrement attentive à plusieurs points :

  • la définition précise des obligations de présence ou d’intervention ;
  • les contraintes liées à l’octroi d’un logement pour nécessité absolue de service ;
  • la reconnaissance des astreintes effectivement réalisées ;
  • les modalités de récupération ou d’indemnisation ;
  • la protection de la vie personnelle et familiale des agents concernés.

Le calendrier prévoit un lancement en septembre 2026, des travaux à l’automne et une finalisation en décembre 2026.

Les assistant·es de prévention

Le projet d’agenda prévoit également une révision du cadre de travail des assistant·es de prévention, entre janvier et mai 2027.

L’objectif annoncé est de revoir leurs missions et leurs modalités de compensation. Ce chantier est important, car les assistants de prévention jouent un rôle essentiel dans la prévention des risques professionnels, tout en exerçant souvent cette mission en complément de leurs fonctions principales.

La CFDT devra notamment veiller à ce que soient précisés :

  • le temps réellement consacré à la mission ;
  • les moyens matériels et la formation mis à leur disposition ;
  • le positionnement des assistants de prévention dans l’organisation ;
  • la reconnaissance de leur investissement ;
  • les conditions de compensation de la mission.

La prévention ne peut reposer uniquement sur la bonne volonté individuelle des agents. Elle doit être organisée, financée et reconnue par l’établissement.

La mise à jour du REH (enseignant·es et enseignant·es-chercheur·es)

Il s’agit d’un sujet porté par la CFDT tant les pratiques et la mise en place du référentiel équivalent horaires des enseignants et enseignants-chercheurs sont très inégalitaires..

Le chantier doit commencer en janvier 2027 et rendre ses propositions en juin 2027.

La CFDT sera attentive à ce que cette révision :

  • reflète le travail réellement effectué par des enseignants et enseignants-chercheurs ;
  • prenne en compte l’évolution des tâches et des missions;
  • reconnaisse les nouvelles responsabilités ;
  • ne serve pas à accroître les missions sans moyens supplémentaires.

La mobilité des personnels BIATSS

Enfin, l’agenda prévoit de reprendre les lignes directrices de gestion relatives à la mobilité des personnels BIATSS. Le chantier doit démarrer en septembre 2026, avec une finalisation envisagée en janvier 2027. Il devra permettre de clarifier les règles applicables aux mutations, mobilités internes et changements d’affectation.

Pour la CFDT, cette révision doit garantir :

  • une information claire sur les postes disponibles ;
  • des critères de mobilité transparents ;
  • une égalité de traitement entre les candidatures ;
  • la prise en compte des situations personnelles et familiales ;
  • un accompagnement des projets professionnels ;
  • la possibilité d’un véritable échange avec les agents concernés.

La mobilité ne doit pas être conçue uniquement comme un outil de gestion des effectifs. Elle doit aussi être un levier de développement professionnel et d’amélioration des conditions de travail. Pour la CFDT, si les recrutements au fil de l’eau sont devenus une nécessité au regard de l’évolution de la structure de l’emploi à l’université, il faut organiser un campagne synchronisée et sortir de la logique de new public management qui engendre perte de sens au travail et une compétition mal saine pour se vendre au mieux lors d’un souhait de mobilité.

La position de la CFDT

La CFDT salue l’existence d’un calendrier de travail, mais elle restera vigilante sur sa mise en œuvre effective. La CFDT demandera donc :

  • que les groupes de travail soient rapidement réunis ;
  • que les représentants des personnels disposent des documents suffisamment en amont ;
  • que les projets fassent l’objet d’un véritable échange ;
  • que les avis rendus par les instances soient pris en compte ;
  • qu’un bilan d’avancement de l’agenda social soit régulièrement présenté.

L’agenda social 2026-2027 ouvre ainsi plusieurs chantiers importants pour les personnels de l’Université de Tours. Pour la CFDT, il doit maintenant se traduire par des décisions concrètes, des règles plus lisibles et une amélioration réelle des conditions de travail.

La CFDT continuera à porter la voix des personnels dans les instances et à défendre un service public universitaire de qualité, reposant sur des emplois pérennes, des conditions de travail dignes et un dialogue social respectueux.

L’action de la CFDT est continue avec comme objectifs :

  • l’amélioration des conditions de travail ;
  • la prévention des risques psychosociaux ;
  • la lutte contre toutes les formes de discrimination ;
  • l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • la résorption de la précarité ;
  • la reconnaissance des qualifications et des responsabilités ;l’accompagnement des transformations de l’université.