Tristan Martinod, DĂ©lĂ©guĂ©e dĂ©partementale CFDT Education Formation Recherche publiques (EFRP) antenne de l’INDRE ET LOIRE.

 

 

 

S’engager pour chacun, agir pour tous

DerriĂšre ces valeurs,
se trouvent des militantes et des militants
qui vous accompagnent et vous représentent au quotidien.

DĂ©couvrez chaque mois, le portrait de l’une ou de l’un d’entre eux
dans l’acadĂ©mie Orleans-Tours.

CFDT Académie Orléans-Tours | Orléans

Des militants de la CFDT Education Formation Recherche Publiques qui expriment sur quoi se fonde leur engagement : ĂȘtre utile aux autres, amĂ©liorer les conditions de travail, aimer les gens. Ils se plaisent dans une organisation qui privilĂ©gie le dialogue au conflit, qui rend les salariĂ©s acteurs de leur vie au travail et qui dĂ©bat dans le respect.

Ce mois ci retrouvez le portrait de Tristan MARTINOD, enseignant en mathĂ©matiques dans l’Indre-et-Loire.

(Pour tĂ©lĂ©charger l’article clique sur le portrait)

Qui suis-je ?

50 ans, mariĂ©, 3 enfants et grand-pĂšre, j’habite et travaille dans l’Indre et Loire. Je suis passionnĂ© par : la moto, ma famille, la convivialitĂ©, et je fais aussi de la dance (du rock).

Mon mĂ©tier d’origine ?

J’ai Ă©tĂ© vacataire, puis prof de maths-sciences en lycĂ©e pro pendant 13 ans, puis suite Ă  la rĂ©forme du Bac Pro en 2009, j’ai passĂ© le CAPES mathĂ©matiques. Nous avions perdu une annĂ©e d’enseignement et cela perdait du sens pour nos Ă©lĂšves. J’étais formateur acadĂ©mique et il fallait que je fasse autre chose. J’ai eu une discussion avec le prof de maths de ma fille, qui m’a convaincu de passer le concours. Sur liste d’aptitude, cela aurait Ă©tĂ© moins galĂšre ! J’ai fait 1 an en lycĂ©e gĂ©nĂ©rale Ă  ChĂąteaudun, puis j’ai exercĂ© en collĂšge.

J’étais trĂšs investi dans mon travail – cela reprĂ©sentait 60 Ă  70 heures par semaine et en mĂȘme temps j’étais prĂ©sident d’une association.  Un jour, j’ai fait un infarctus sur mon lieu de travail, et ma vision de la vie en a Ă©tĂ© transformĂ©e. Maintenant, je veille Ă  prĂ©server surtout ma vie de famille. Mais cela ne m’empĂȘche pas de m’investir auprĂšs du syndicat. Je suis membre du Conseil Syndical, je fais partie du pĂŽle 2nd degrĂ©, qui s’occupe du suivi des adhĂ©rents – par exemple au moment des mutations. J’effectue Ă©galement des visites d’établissements dans mon dĂ©partement, je me charge de la communication, et je suis maintenant rĂ©fĂ©rent retraite (puisque je m’en approche !).

 

Pourquoi la Cfdt ?

Il y avait de la lumiĂšre, alors j’y suis entrĂ© ! Plus sĂ©rieusement, il y avait une proximitĂ© d’idĂ©es et de valeurs, des atomes crochus. Avec la CFDT on est dans le dialogue, pas dans l’opposition Ă  tout changement. J’ai connu le syndicat par le biais de Claire Marion (conseillĂšre fĂ©dĂ©rale). J’avais des difficultĂ©s au boulot juste avant le covid. J’avais besoin de conseils pour savoir comment gĂ©rer une situation conflictuelle au travail. À la CFDT j’ai trouvĂ© une Ă©coute attentive, des solutions viables, qui ont permis une sortie positive de la situation.

Comment je suis venu à militer, à exercer les responsabilités au sein du syndicat ?

Ensuite j’ai suivi la formation « connaĂźtre son syndicat » animĂ©e par Gilles Chertier. Petit Ă  petit j’ai eu plus de contacts avec les militants puis j’ai Ă©tĂ© sollicitĂ© par Laurent Calmon, secrĂ©taire acadĂ©mique. J’en suis actuellement Ă  ma 2e annĂ©e de dĂ©charge partielle. Je pose des jalons pour me prĂ©server. Chaque chose est Ă  sa place, il y a un temps de travail et pour le syndicat et un temps pour la famille. C’est essentiel. Mon mĂ©tier c’est d’ĂȘtre enseignant. Il en faut un peu pour tout le monde des dĂ©charges, et j’aime mon mĂ©tier : je ne veux pas en sortir. Ce n’est pas par dĂ©faut que je suis devenu militant – les Ă©changes syndicaux nourrissent mon mĂ©tier et permettent de relativiser les moments plus compliquĂ©s au travail ou en cours.

 

Ce qui me plaßt dans ce que je fais :

C’est surtout le sentiment d’utilitĂ©. Le dialogue et les rapports aux autres. Dans l’accompagnement des collĂšgues on est lĂ  pour apporter des solutions, et rĂ©pondre aux questions.

 

Ce qui me plait moins :

Le cĂŽtĂ© politique. Je ne suis pas un fin connaisseur des statuts et revendications de la CFDT. J’ai une vision globale de loin, mais je ne connais pas tout en dĂ©tail et cela ne m’intĂ©resse pas particuliĂšrement. Parfois je ne suis pas d’accord avec une dĂ©cision nationale, mais cela me va trĂšs bien. On peut toujours discuter dans la CFDT.

 

Les sujets d’actualitĂ© pour mes adhĂ©rents :

Le mouvement intra – j’aide les autres militants avec le suivi des dossiers des collĂšgues. Il y a de la vraie souffrance au travail – les gens ont du mal Ă  travailler en collectif bienveillant, Ă  se parler. On peut ne pas ĂȘtre d’accord mais cela reste du travail, la clef est souvent de trouver un collectif et ne pas rester seul face Ă  nos difficultĂ©s. Il faut relativiser. Il y a aussi la question des retraites – j’ai suivi une formation fĂ©dĂ©rale dĂ©but avril pour ĂȘtre rĂ©fĂ©rent au sein de mon syndicat.

 

Un mot, une devise ?

« La vĂ©ritĂ© est ailleurs » (pour ceux qu’ont la rĂ©fĂ©rence, sinon vous irez chercher 😉).

« Votez CFDT – c’est l’émancipation ! »

À la CFDT, nous avons un principe trĂšs important : on ne fait pas pour les autres, on les aide Ă  faire par eux-mĂȘmes.[1]

Un dicton que je dĂ©teste est « Ce qui ne te tue pas te rend plus fort » – ce n’est pas vrai et c’est mĂȘme absurde, quand on y rĂ©flĂ©chit. Ce qui nous rend plus fort, c’est d’ĂȘtre ensemble, alors, rejoignez-nous !

(Tristan a été interviewé par Anna Daley)

[1] L’émancipation est la premiĂšre valeur de la CFDT : https://www.cfdt.fr/qui-est-la-cfdt/les-valeurs-de-la-cfdt/les-valeurs-de-la-cfdt

 

 

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Retrouvez Ă©galement le portriat d’ANNA DALEY, enseignante en Anglais au Centre d’Etudes SupĂ©rieures de ChĂąteauroux.

(Pour tĂ©lĂ©charger l’article clique sur le portrait)

 

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