Repas à 1 euro : une mesure juste pour les étudiants, une alerte sérieuse pour les personnels du CROUS d'Orléans-Tours
La nouvelle section CFDT du CROUS et les personnels du CROUS d’Orléans-Tours interrogés sont unanimes !
Tous les étudiants devraient pouvoir bénéficier d’un repas à 1 euro, équilibré et de qualité.
Dans un contexte de précarité étudiante de plus en plus visible, cette mesure répond à un besoin réel et légitime.
Mais ce sont bien les personnels du CROUS qui sont en première ligne face à la précarité étudiante.
Ils sont les premiers témoins de la précarité étudiante.
Chaque jour, dans les restaurants et cités universitaires, ils voient des étudiants compter leurs dépenses, renoncer à certains repas ou venir uniquement parce que le prix est devenu accessible. Cette réalité, les personnels la vivent au quotidien, bien avant les chiffres et les annonces.
Une fréquentation qui explose… sans moyens humains supplémentaires
Avec la précarité étudiante, la fréquentation dans les restaurants universitaires a augmenté de 35 % ces dernières années.Les conséquences sont immédiates :
- files d’attente de plus en plus longues,
- pression constante sur les équipes,
- dégradation des conditions de travail.
Avec l’extension du repas à 1 euro à l’ensemble des étudiants, les temps d’attente entre midi et deux risquent de devenir intenables, aussi bien pour les usagers que pour les agents.
Des pauses étudiantes trop courtes : un problème à anticiper par les universités
Le temps de pause méridienne des étudiants est aujourd’hui trop restreint. Les files d’attente s’allongent. Dans ces conditions, tous les étudiants ne pourront pas accéder à la restauration universitaire, même si le repas est financièrement accessible.
👉 L’université doit dès maintenant réfléchir à un échelonnement des pauses entre midi et deux, afin de permettre un accès réel et équitable à la restauration universitaire.
Des agents au bord de la rupture
Les personnels tiennent aujourd’hui grâce à leur investissement personnel et leur sens du service public.
Mais il faut le dire clairement : cela ne tiendra pas indéfiniment.
Sans recrutements, sans moyens supplémentaires, sans adaptation des organisations de travail, le risque d’épuisement professionnel est réel.
La CFDT du CROUS alerte : soutenir les étudiants ne doit pas se faire au détriment de la santé des agents.
Des infrastructures inadaptées à la réalité actuelle
Au-delà des effectifs, les infrastructures posent problème :
- locaux souvent trop petits,
- manque d’espaces de stockage,
- outils de travail sous-dimensionnés face à l’afflux massif d’étudiants.
Ces contraintes matérielles aggravent encore la charge de travail quotidienne.
Des CDD étudiants·es à protéger
La restauration universitaire fonctionne aussi grâce aux CDD étudiants·es, qui travaillent aux côtés des personnels du CROUS.
La CFDT du CROUS rappelle un principe fondamental : leur priorité doit rester leurs études. La CFDT regrette la situation de précarité qui touchent ces étudiantes et étudiants. A défait de la mise en place d’une allocation étudiante décente, il est est indispensable d’être attentif à leur rythme de travail, à leurs horaires et à leur charge, pour éviter toute dérive.
Cette situation touche tous les CROUS comme nous le rapporte par exemple, la section CROUS Aix-Marseille-Avignon en donnant la par

« Le repas à 1€ pour toutes et tous est urgent ! Mais l’État fait du vernis social sur notre dos ! Déjà parce qu’il fait passer cette mesure dans un budget ultra-austéritaire qui s’attaque à l’éducation et à l’hôpital avec des centaines de millions d’euros de coupes budgétaires.
Mais aussi parce que sans des infrastructures, sans des embauches de travailleurs C.R.O.U.S., sans l’augmentation de leur salaire et l’amélioration leur condition de travail, le repas à 1 euros ne pourra jamais être réellement accessible à toutes et tous.
De plus, nous, les étudiant·es travailleur·euses, on fait tourner le CROUS, nous allons être doublement perdants ! Nous ce qu’on veut c’est le repas à 1 euros pour toutes et tous POUR DE VRAI ». Anna, Militante du Poing Levé, étudiante amU.
Un constat de terrain porté par la section CFDT CROUS
Si notre section CROUS CFDT peut aujourd’hui porter ce constat, c’est parce que nous sommes sur le terrain toutes les semaines :
- en contact direct avec les agents de restauration,
- avec les responsables des structures
Notre parole s’appuie sur la réalité vécue bien loin des tableaux Excel. A Orléans, Châteauroux, Blois, Tours … nous venons à la rencontre pour parler de votre quotidien, de votre travail et de vos attentes.
Pour une politique ambitieuse et cohérente
La section CFDT du CROUS le réaffirme :
- Oui à un repas à 1 euro pour tous les étudiants
- Oui à une restauration universitaire accessible et de qualité
- Mais pas sans moyens humains, matériels et organisationnels à la hauteur
👉 Défendre les étudiants, c’est aussi respecter et protéger celles et ceux qui les nourrissent chaque jour.
La section CFDT CROUS appelle les personnels du CROUS à rejoindre la nouvelle section syndicale qui portera auprès des décideurs une autre voix pour défendre un service public de la restauration universitaire humain, durable et juste.