[Biatss] Quand l’Etat demande de revoir nos organisations du travail

Pour répondre à une urgence sociale et économique liée à la hausse des prix des carburants, le ministère de la Fonction publique a publié une circulaire le 5 mai 2026 relative à l’adaptation des modalités de travail et des déplacements professionnels. La CFDT vous en dit plus !

La circulaire du 5 mai 2026, relative à l’adaptation des modalités de travail et des déplacements professionnels des agents de l’État, répond à une urgence sociale et économique liée à la hausse des prix des carburants. Cette situation impacte directement :

  • Le pouvoir d’achat des agents, notamment ceux contraints d’utiliser un véhicule personnel pour leurs trajets domicile-travail ou leurs missions ;
  • L’organisation du travail, avec des marges de manœuvre limitées pour concilier continuité du service public et réduction des coûts liés aux déplacements ;
  • Les inégalités territoriales, les agent·es mal desservi·es par les transports en commun étant particulièrement pénalisé·es.

La CFDT, attachée à la défense des conditions de travail et à la justice sociale, souhaite que le CSA se saisisse de ces enjeux pour évaluer l’application concrète des mesures proposées dans la circulaire au sein de notre établissement, garantir une mise en œuvre équitable des dispositifs (télétravail, indemnité carburant, forfait mobilités durables), proposer des adaptations complémentaires pour répondre aux spécificités locales et aux besoins des agent·es.

Voilà l’enjeu du dialogue social partout dans l’académie, au Crous, comme dans les universités.

La circulaire préconise une augmentation temporaire du télétravail (jusqu’à 3 jours/semaine) pour les agent·es dont les fonctions le permettent, en priorité pour celles et ceux dépendant de la voiture individuelle.

Parlons Travail !

C’est pourquoi la CFDT demande :

  • Un bilan des postes éligibles au télétravail, avec une révision des critères d’exclusion (ex. : activités partiellement télétravaillables) ;
  • La suppression des freins administratifs (délais de traitement des demandes, quotas arbitraires) pour accélérer les adaptations ;
  • La prise en compte des situations individuelles (handicap, contraintes familiales, éloignement géographique) dans l’attribution des quotités.

La circulaire mentionne enfin une indemnité carburant de 50 € (décret n° 2026-333) et rappelle l’existence du forfait mobilités durables (prise en charge à 75 % des abonnements de transport, plafonnée à 104,04 €/mois). Parce que la CFDT souligne linsuffisance du montant de l’indemnité carburant au regard de l’inflation actuelle, nous souhaitons soit étudiée la mis en place d’une aide exceptionnelle dans le cadre d’une discussions au CSA des services académiques ou dans les universités.

La CFDT demande qu’en tant qu’employeur, l’Etat s’assure que 100 % des agent·es éligibles bénéficient de ces dispositifs en mettant en place une communication dédiée.

Etes vous éligibles ? Retrouvez le simulateur ici

Enfin, afin de favoriser l’usage des mobilités douces et le développement du co-voiturage, il nous semble nécessaire de permettre aux agent·es de revoir leur organisation horaire hebdomadaire pour permettre de s’adapter aux horaires des transports en commun ou de l’organisation horaire des personnes co-voiturées.

La CFDT alerte sur le risque de report de charge sur les agent·es (ex. : utilisation de leur véhicule personnel pour des missions non remboursées) en particulier lors des déplacements au sein de la métropole et l’inégalité d’accès aux alternatives (ex. : desserte ferroviaire insuffisante dans certaines zones).

Parce que la circulaire insiste également sur le dialogue social et le suivi des mesures et au vu de l’urgence sociale et des enjeux soulevés par la circulaire, la CFDT  demande la réunion des instances de dialogue social ourq qu’elles puissent déboucher sur une déclinaison concrète de la circulaire, examiner l’application des mesures dans notre administration et identifier les blocages et négocier des adaptations locales pour répondre aux spécificités des services et des agent·es.