La CFDT et la transition écologique : un engagement syndical au cœur de l’urgence climatique

En novembre 2023, la CFDT a adopté à l’unanimité son « Manifeste pour une transition écologique juste », un document fondateur qui pose les bases de sa vision syndicale sur l’un des défis majeurs du XXIe siècle.

Ce texte est une synthèse des travaux menés par la CFDT et  lie étroitement défis environnementaux et justice sociale

Pour la CFDT, la transition écologique ne peut se faire ni contre les travailleurs, ni sans eux — une position réaffirmée par Marylise Léon, secrétaire générale, lors de sa présentation : « Nous devons prendre toute notre place en tant qu’organisation syndicale ».

Le manifeste aborde des enjeux concrets comme la mobilité, le logement, ou encore la reconversion professionnelle, en insistant sur la nécessité d’un accompagnement des salariés dans ces mutations. Il s’agit de garantir que les transformations écologiques ne creusent pas les inégalités, mais au contraire, qu’elles deviennent un levier pour améliorer les conditions de travail et de vie.

Le dialogue social, clé de voûte de la transition

Pour la CFDT, la transition écologique ne peut aboutir sans un dialogue social renforcé. Cela implique d’**embarquer l’ensemble des acteurs — employeurs, salariés, institutions — dans une démarche collective, où les préoccupations des travailleurs sont placées au centre des discussions.

L’accord national interprofessionnel (ANI) de 2023 sur la transition écologique et le dialogue social, obtenu après des années de mobilisation, illustre cette approche. Bien que critiqué pour son manque de contraintes, la CFDT y voit un premier pas essentiel pour ancrer la transition dans les pratiques professionnelles.

Des actions concrètes sur le terrain

La CFDT ne se contente pas de théories : elle agit. En 2023, elle a constitué un réseau de militants formés pour interpeller les employeurs sur les conséquences du dérèglement climatique. Ces « Sentinelles vertes », comme les appelle le syndicat, sont chargées de sensibiliser et mobiliser les salariés autour des enjeux écologiques, tout en défendant leurs droits.

Par ailleurs, la CFDT a obtenu des avancées tangibles, comme le décret sur les fortes chaleurs de juillet 2025, qui oblige les employeurs à adapter les conditions de travail en période de canicule car « le thermomètre est devenu le nouveau baromètre des inégalités au travail ».

Un syndicalisme résolument engagé

Marylise Léon l’a martelé lors du 51e congrès de la CFDT en juin 2026 : « La CFDT doit être le syndicat de la transformation écologique et climatique au travail »*. Il faut accélérer la transition et faire en dix ans ce qui n’a pas été accompli en trente ans. Cela passe par :

  • La sécurisation des parcours professionnels des salariés impactés par les mutations écologiques.
  • La formation et la reconversion pour permettre à chacun de s’adapter aux nouveaux métiers de la transition.
  • La lutte contre les inégalités, en veillant à ce que les efforts écologiques ne pèsent pas disproportionnellement sur les plus précaires.

Un bilan positif, mais des défis persistants

La CFDT place la transition écologique au cœur de son action syndicale mais le chemin est encore long face aux résistances patronales et à la lenteur des pouvoirs publics comme la lutte contre  les forces politiques qui nient l’urgence climatique.

Et demain ?

La CFDT continuera  de se mobiliser pour faire de la transition écologique une réalité juste et solidaire. Avec notre manifeste, les  accords d’entreprise, et son réseau de militants,  la CFDT  entend prouver que le syndicalisme a un rôle central à jouer dans la construction d’un avenir durable — pour la planète comme pour les travailleurs.