[ESR UT] : au fil des dossiers et du mouvement social n°91

L’action syndicale, l’information et la co-construction ne sont possibles que grâce à votre soutien et il y a toujours de très bonnes raisons d’adhérer à la CFDT.

Nouveaux contrats CDI

La CFDT organise plusieurs temps d’échanges et d’accompagnement des collègues en CDI pour décrypter le nouveau accord et voir concrètement la mise en application. Lors de notre dernier café syndical, beaucoup de collègues se sont interrogés sur l’absence d’explication accompagnant la signature du nouveau contrat.

La CFDT a donc interrogé l’employeur pour que l’établissement mettent en place une communication claire, complète et pédagogique : un avenant annonçant une revalorisation de l’INM ne suffit pas, à lui seul, à permettre à chaque agent de comprendre l’étendue de ses droits et les conséquences concrètes du nouveau cadre.

Depuis, une communication a été adressée aux agents concernés mais celui indique simplement que le nouvel avenant acte une augmentation de l’INM, consécutive à l’application du cadre de gestion adopté le 28 septembre 2026. L’établissement présente ce cadre comme le fruit d’un dialogue entre la gouvernance et les organisations syndicales, visant à clarifier les recrutements et à rendre plus lisible l’évolution de carrière des agents contractuels […] et qu’il est le fruit [orange] d’un dialogue constructif mené entre la gouvernance et les organisations syndicales.

Lors de ce même café syndical, la CFDT a relevé de nombreuses interrogations des collègues en CDI sur la recevabilité et la portée de l’avenant. Ces questions sont légitimes : un avenant modifie le contrat de travail et doit pouvoir être compris avant signature, sans devoir reconstituer soi-même les règles applicables : quel est le montant ou le pourcentage d’augmentation, à quelle date prend-elle effet, comment a été déterminé le nouveau classement, et quelles conséquences entraîne-t-il sur la rémunération globale, les évolutions ultérieures et les droits liés au contrat ?

Les collègues sont notamment en droit d’attendre des réponses précises sur :

  • la date d’entrée en vigueur de la revalorisation et son impact sur la prochaine paie ;
  • le détail du calcul de la nouvelle INM et des éléments de rémunération concernés ;
  • les conséquences d’une signature, d’une demande d’informations complémentaires ou d’un éventuel refus ;
  • les critères de positionnement, d’avancement et d’évolution prévus par le cadre de gestion ;
  • les voies de recours ou d’accompagnement en cas de désaccord ou d’erreur apparente.

La CFDT organise plusieurs temps d’échanges afin d’aider les collègues à décrypter le nouvel accord et à en comprendre la mise en application concrète. Ces rendez-vous (mardi 3 et vendredi 6 novembre) permettront de comparer les situations lorsque cela est pertinent et de relayer à l’employeur les difficultés ou les zones d’ombre identifiées.

L’objectif n’est pas seulement d’accompagner la signature d’un avenant, mais de veiller à ce que le cadre de gestion produise réellement ses effets : plus de transparence, plus de sécurité et une meilleure reconnaissance des parcours des agents contractuels.

Plat D’étain (1)

Au plat d’Etain aussi, nous sommes agentes et agents publics, nous sommes citoyennes et citoyens.

 Le site ouvre, il ferme, on prend notre portable, le site ouvre, il ferme, on prend notre portable … la gestion de la communication sur le Plat d’Etain interroge, c’est aussi le sens des interventions de la CFDT lors du CSA extraordinaire qui s’est déroulé ce lundi de 17h à 19h.

Si protéger les personnels est une obligation de l’employeur, les confiner, fermer un site ou restreindre l’accès sans information, sans débat et sans mesures concrètes de prévention relève d’une gestion paternaliste. Cette approche ne résout rien : elle déplace les problèmes, fragilise les agents et alimente le sentiment d’insécurité.

Une direction qui décide, des agents qui subissent !

La CFDT s’interroge d’une conception de l’autorité dans laquelle la direction se pose en protectrice toute-puissante, tandis que les agents sont réduits à subir des décisions prises sans concertation ni même consultation. Or les personnels ne sont pas des enfants à mettre à l’abri : ce sont des professionnelles et des professionnels qui connaissent leurs conditions de travail, les risques réels et les solutions possibles.

Pour la CFDT,

  • Protéger le personnel, c’est Informer en temps utile
  • Protéger le personnel, c’est Informer sur les droits comme le droit de retrait
  • Protéger le personnel, c’est Informer avec un moyen de communication directe par sms pour traiter l’urgence, et lutter contre la fracture numérique
  • Protéger le personnel, c’est Informer sur les faits ou méfaits, être factuels

La sécurité ne se décrète pas par une fermeture brutale. Elle doit pouvoir être plus organisée : évaluation des risques, présence et formation des équipes, procédures claires, moyens humains suffisants, accompagnement des agents exposés, dialogue social effectif et information transparente.

Le Plat d’Étain n’est pas non plus un lieu de privilégiés

Présenter ce site, qui accueille notamment les services centraux et administratifs de l’université, comme un environnement privilégié ou qu’il faut surprotéger est une représentation fausse et injuste.

Derrière les bureaux et les fonctions support, il y a des agents qui, comme dans les composantes, assurent chaque jour le fonctionnement de l’établissement.

Le Plat d’Étain n’est pas un lieu protégé des réalités du travail : c’est un lieu de travail exposé, comme les autres, aux tensions, aux risques professionnels et à la précarité.

Ce que la CFDT exige

La CFDT demande:

  • de cesser les décisions de fermeture ou de restriction d’accès prises sans information préalable ni concertation avec les personnels et leurs représentants ;
  • De mettre en place une évaluation partagée des risques, associant les agents concernés, les services compétents et les organisations syndicales ;
  • De garantir la protection des agents face aux situations de tension, d’injure, de menace ou d’agression ;
  • D’instaurer un dialogue social réel, fondé sur l’écoute, la transparence et la participation des personnels.
  • De proposer un espace de travail dans un autre site aux personnels dont le site est fermé

Notre espace de travail doit être un lieu de travail sûr, un lieu de débat et un lieu où les agents, titulaires comme contractuels, sont respectés, consultés et protégés.

La CFDT restera mobilisée contre les discours qui opposent les personnels et pour une gestion réellement démocratique de l’université de Tours.

Plat D’étain (2) En Eau trouble

Eau trouble du Plat d’Etain, il aura fallu plus de dix ans pour fouiller à fond les canalisations, Sherlock Homes était en hibernation ! Une plaque rouillée se situant au niveau de la canalisation pourrait être à l’origine d’une eau impropre à la consommation (on le rappelle pour les nouveaux collègues du bâtiment A). La CFDT a fait le point sur ce dossier et si vous avez eu des conséquences physiques (voir article), contactez la CFDT.

Portalis : Pour la CFDT, le vote à bulletin secret est une victoire et légitime le mouvement étudiant

C’est une première, dans le cadre d’un mouvement étudiant, le vote à l’urne a été organisé qui fut précédé d’un débat dans un amphi archi-comble et cela s’est déroulé à la faculté de droit, d’économie et de sciences sociales qui accueille depuis trois une formation en sciences politiques, de là à penser qu’il s’agit d’un exercice pratique …

Pour la CFDT, le vote organisé sur le site Portalis de Tours est une « victoire démocratique » parce qu’il a permis de dépasser l’opposition entre consultation numérique et vote à main levée en assemblée générale : les étudiants ont pu débattre, puis s’exprimer à bulletin secret sur une décision lourde — la poursuite de la mobilisation et le blocage du campus.

La CFDT estime qu’une décision démocratique doit combiner information, débat contradictoire, liberté de choix et participation du plus grand nombre.  Dans ce cas, l’université a organisé une assemblée générale en amont, puis un scrutin à bulletin secret.

Pourquoi c’est une victoire ?

  • Le scrutin secret protège la liberté de voter : chacun peut s’exprimer  sans pression sociale ni obligation de se justifier devant le groupe.
  • La consultation élargit la participation : elle ne se limite pas aux personnes physiquement présentes à l’assemblée générale, souvent mobilisées et déjà favorables à l’action.
  • Le débat précède le vote : les revendications, les arguments et les formes d’action ont pu être discutés avant l’expression du suffrage.
  • Le résultat est lisible : 1 656 bulletins ont été déposés, soit une participation de 26%, et 68,5% des votants se sont prononcés pour la poursuite de la mobilisation et le blocage. La majorité est donc établie, tout comme l’existence d’une minorité opposée.

La CFDT considère qu’une démarche démocratique doit rendre visibles les accords comme les désaccords et permettre à tous de continuer à participer. Il s’agit d’une victoire démocratique revendiquée par la CFDT et qui porte donc surtout sur le principe de la consultation : un vote secret, précédé d’un débat et ouvert au-delà de la seule assemblée générale, plutôt qu’un vote à main levée présenté comme la voix exclusive de l’ensemble des étudiants.

Mais ce temps démocratique a été possible grâce à l’investissement des services administratifs des trois composantes (IAE, DESS et Polytech) et à une logistique mise en oeuvre en un temps record.

Grandmont : une tension inutile

Des allégations ont circulé au sujet de l’assemblée générale étudiante de Grandmont du lundi 19 octobre, notamment dans un courriel diffusé auprès de nombreux élus des instances centrales de l’université de Tours. Le courriel en cause affirmait que des représentants de l’UFR de pharmacie, opposés au blocage du site lors d’une pré-AG, auraient été pris à partie pendant l’assemblée. Il évoquait des insultes, des intimidations et des propos agressifs, puis des menaces en ligne telles que « on vous a pris en photo », « on sait où vous habitez » ou « on va vous retrouver ».

Deux représentants des personnels mobilisés et la direction de l’UFR des sciences et techniques ont souhaité démentir les propos qui auraient été tenus pendant cette AG et indiquent au contraire que les échanges se sont déroulés dans le cadre d’un débat d’idées. Ils reconnaissent l’existence de désaccords, mais affirment qu’aucune insulte, intimidation ou agressivité n’a visé les étudiants de pharmacie. Ils considèrent que le compte rendu rédigé par les étudiants est fidèle au déroulement réel de l’AG.

La CFDT rappelle qu’en période de mobilisation, les tensions peuvent s’exacerber rapidement. La responsabilité d’un directeur de composante n’est pas de nourrir des conflits entre étudiants et fragiliser la confiance nécessaire à l’organisation de débats collectifs.

Cette controverse intervient dans un contexte déjà tendu. Une consultation en ligne organisée par l’université du 14 au 16 octobre avait recueilli 7 640 votes, soit 40,5% de participation ; à Grandmont, 53% des votants s’étaient prononcés pour la levée du blocage, contre 47% pour son maintien mais une nouvelle AG a confirmé très massivement la volonté des étudiants de poursuivre le blocage pour les jours suivants.

La CFDT défend le droit au désaccord, y compris lorsqu’il porte sur des formes d’action aussi sensibles que le blocage d’un site universitaire. Le désaccord sur le blocage ne doit jamais être assimilé à une trahison, ni servir de prétexte à des qualifications injurieuses ou à des menaces.