[ESR UT] : au fil des dossiers n°86

L’action syndicale, l’information et la co-construction ne sont possibles que grâce à votre soutien et il y a toujours de très bonnes raisons d’adhérer à la CFDT.

[Travail]  Réorganisation des espaces de travail du Plat d’Étain : lancement d’une étude globale

L’université engage donc en 2026 une étude approfondie de réorganisation des espaces de travail sur le site du Plat d’Étain. Cette démarche, présentée au CSA du 12 février 2026, s’inscrit à la croisée des obligations réglementaires, des évolutions des modes de travail et des besoins des agent·es et des usager·es.

Ce projet a été lancé initialement par la présente équipe de gouvernance dans le cadre d’un objectif d’un COMP (tiens, tiens) avec un minimal de transparence dans l’implication des élus à la formation spécialité sécurité, santé et conditions de travail notamment dans la rédaction de l’appel d’offre.

Pour lire l’article dédié…

[Du côté de la F3S-CT] CUEFEE, scolarité de la faculté de médecine, département de psychologie : précarité, organisation du travail, RPS (ou plus …)

Réunie le 6 février 2026, la F3S-CT a abordé la devenir des préconisations réalisées à la suite de la visite du CUEFEE où la question de la précarité des contrats de travail des enseignants est un sujet central provoquant des risques psycho-sociaux.

La F3S-CT a débattu également des travaux réalisés à la suite de la visite de la scolarité de Médecine. Quel impact sur l’environnement de travail et des risques psycho-sociaux des collègues exerçant à la scolarité de médecine face à la pression constante dans l’organisation des examens ou des conséquences de la publicité dans la presse de différents évènements qui ont secoué cette composante ces dernières années ? Voilà l’objet et l’enjeu de la visite provoquée par la F3S-CT auprès des collègues de ce service. Un rapport et des préconisations ont été présentés, le 6 février et il revient maintenant au président de l’université dans les deux mois de faire un retour auprès de la F3S-CT des préconisations qu’il aura retenues.

Enfin, la F3S-CT a demandé l’ouverture d’un audit externe sur le fonctionnement du département de psychologie et des unités de recherche rattachées à la suite d’un premier signalement réalisé en mars 2025 (sans suite donnée !) puis d’une nouvelle saisine par plusieurs enseignants-chercheurs en décembre dernier auprès du VP Recherche et de la secrétaire de la F3S-CT.

La CFDT accompagne plusieurs collègues et le statut de lanceur d’alerte a été signifiée à la direction de l’université à la suite de l’absence de réaction à un signalement datant de mars 2025.

[COMP] Et si la mise en place des COMP était le moyen de redonner le pouvoir aux instances démocratiques de l’université.

Au travers des COMP, s’agit-il d’un nouveau contrat ou d’une mise sous tutelle du rectorat ? Quelle place à la négociation et au dialogue social ? Quelle respiration démocratique au sein des universités ? Les administrateurs de l’université sont-ils au fait des enjeux  ?

La CFDT réaffirme ses revendications autour de la mise en place des COMP.

  • La CFDT porte l’exigence que tout projet de COMP soit débattu en amont en CA, CSA et CFVU, avec présentation d’éléments chiffrés pluriannuels (évolution des emplois, masse salariale, charges d’enseignement et de recherche, effort vie étudiante
  • La CFDT demande l’inscription, dans le COMP, d’objectifs RH vérifiables : taux de précarité, trajectoires de titularisation, GPEC, plan de résorption des heures complémentaires structurelles, et indicateurs RPS (turn‑over, arrêts maladie, enquêtes sociales).
  • La CFDT demande un suivi annuel partagé du COMP associant les représentants des personnels (CSA, F3SCT), pour éviter que le contrat reste entre le président et le rectorat.
  • La CFDT exige un rééquilibrage de la subvention des charges de service public car la réalité est que ce sont plus de 200 emplois Biatss contractuels sur les emplois permanents qui depuis des années financent l’offre de formation, les décharges Recherche ou encore les heures complémentaires et ce depuis des années.

[Démocratie] Elections municipales, université, droits et obligations…

Alors qu’un des axes de travail de l’université est de développer ses relations avec les collectivités territoriales, de nombreux collègues s’investissent également dans la vie démocratique de leur commune.

Saint-Règle, Saint-Branchs, Monts, Fondettes, La Riche, Notre Dame d’Oé, Ballan-Miré, Veigné, Chambray-lès-Tours … ou encore Tours, chaque semaine dans la presse locale ou par la magie des algorithmes des réseaux sociaux, nous retrouvons de nombreux collègues Biatss, chercheurs, enseignants et enseignants-chercheurs sur les différentes listes.

Ainsi, si nous retrouvons l’actuelle adjointe déléguée à l’égalité des genres, à la lutte contre les discriminations, aux relations internationales, aux réseaux de villes et à la francophonie, une collègue angliciste ou la secrétaire de la F3S-CT sur la liste du maire de Tours, Emmanuel Denis, elles seront opposées entre autre à l’ancien directeur du CESR qui se présente à nouveau sur une liste de centre droit. Mais on retrouve également sur des listes « apolitiques » (bon, elles s’opposent quand même à des listes identifiées à gauche), le directeur général des services (Veigné) ou encore le conseiller de prévention (Ballan-Miré). Pour tous nos collègues candidates et candidats, le ministère a publié une note de service sur les dispositions applicables aux agents publics candidats à une fonction publique élective au bulletin officiel de l’éducation nationale en date du 12 février 2026. A lire ici.

Il y est rappelé quelques règles en matière de liberté d’opinion qui doit toutefois être conciliée avec l’obligation de réserve, imposant aux agents publics, y compris en dehors de leur service, de manifester leurs opinions avec retenue et de faire preuve de modération dans leur comportement et leur expression, ainsi que le rappelle une jurisprudence constante du Conseil d’État. Même dans le cadre d’une campagne électorale, les propos outranciers ou injurieux sont constitutifs d’un manquement à l’obligation de réserve …

Dans le contexte des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, cette nouvelle note de service précise également les règles d’éligibilité applicables aux agents publics candidats à une fonction publique élective, les facilités de service dont ils peuvent bénéficient, les obligations et principes déontologiques qu’ils doivent observer, la protection qui leur est due contre toute discrimination liée à leur candidature ou à leurs opinions, les obligations qui pèsent sur l’ensemble des fonctionnaires en période de réserve électorale.

Par ailleurs, la CFDT a rappelé ses propres règles permettant de garantir notre indépendance. Pour la CFDT, il n’y a pas d’opposition de principe entre engagement syndical et engagement politique, chacun s’exerçant dans son domaine de compétences. La rencontre entre ces deux univers peut enrichir notre compréhension mutuelle, favoriser la coopération et construire une expertise commune utile à la société. Mais cet engagement doit s’exercer avec discernement et dans le strict respect de nos principes de neutralité syndicale. Cela signifie notamment :

  • ne jamais mentionner son appartenance à la CFDT dans une liste, un tract ou tout autre support de campagne.
  • veiller à éviter toute confusion entre mandat syndical et engagement politique.
  • préserver l’autonomie de la CFDT et la clarté de son expression collective.

Cette règle ne vaut pas pour l’extrême-droite. Pour des questions de cohérence et de compatibilité, il n’est donc pas possible de militer à la CFDT et en faveur du Rassemblement national ou de tout autre parti qui, comme lui, porterait des positions antinomiques avec les valeurs de la CFDT, en particulier des positions xénophobes et de stigmatisation des étrangers ou encore pour la préférence nationale dans l’application des lois de la République.

Aucun adhérent, aucune adhérente ne doit pouvoir faire campagne en faveur de listes d’extrême-droites, ni figurer sur une de ces listes. Si tel était le cas, l’adhérent s’expose à une procédure d’exclusion mise en œuvre par le syndicat concerné.

Vous êtes candidates et candidats et vos droits ne sont pas respectés, contactez la CFDT (cfdt.education@univ-tours.fr)

[Travail] Services votés et RPS : la CFDT lance une alerte au CSA

Dans le contexte de mise en œuvre des services votés pour l’exercice 2026, les services et activités ont été plus ou moins impactés avec des situations disparates dans la notion de continuité de service public. La CFDT a en effet constaté également de vraies disparités dans l’appréciation de la continuité du service public entre les unités de recherche et/ou les universités en donnant souvent le sentiment que la continuité du service public concerne avant tout les autres.

La CFDT a constaté encore une fois une pression sur les agents des antennes financières autour des dispositifs de régulation des services votées.

C’est pourquoi la CFDT dépose un avis au CSA du 12 février 2026

Le CSA souhaite être informé de manière précise sur l’incidence de ce régime budgétaire sur le fonctionnement des services financiers de l’université de Tours.

  • Quels types de dépenses de fonctionnement ont été restreints, différés ou soumis à arbitrage du fait des services votés ?
  • Quelles conséquences concrètes cela entraîne‑t‑il pour l’organisation du travail des personnels des services financiers (charges supplémentaires, priorisation des tâches, recours aux heures supplémentaires, reports d’échéances, évolution des délais de paiement) ?
  • Quelles mesures d’accompagnement l’employeur préconise-t-il pour limiter les risques de tensions budgétaires et prévenir les risques psycho‑sociaux pour les équipes concernées ?

La mise en place des services votés rappelle la responsabilité des ordonnateurs alors même que l’outil SIFAC+ dans sa configuration services votés ne permet pas un tel suivi. Dés lors quelles sont les évolutions attendues de cet outil ?

[Démocratie] IA à tous les étages …

Alors que l’équipe présentielle présentait ses orientations en matière de déploiement de l’IA au sein de l’université (Pédagogie, Recherche, Administration) lors du congrès (assemblée regroupant les élus du CA, du CAC et du CSA) le 4 février, la CFDT a rappelé un certain nombre de principes en particulier son opposition à la mise en place de tchatbot en lieu et place des relations humaines et en particulier dans le domaine des ressources humaines. Le déploiement de nombreuses formations autour de l’usage de l’IA a amené la CFDT a faire voter un avis soutenu par l’UNSA et la FSU,

Pour la CFDT, il s’agit bien t’interroger les usages et les conséquences en matière des organisations du travail. l’IA est là et partout. Pour en parler aussi, la CFDT Education Formation Recherche Publiques organise une journée de formation aux regards croisés de chercheurs et d’universitaires à laquelle participeront des collègues de 1er et second degré, le 17 mars aux Tanneurs.

[Travail] IA : c’est quoi ce travail ?

La section syndicale de l’université de Tours s’est abonnée depuis le septembre 2025 à la revue Santé et Travail, outil dispensable pour nos élu·es dans les instances pour se former, prendre du recul et analyser les évolutions du monde de travail. Le numéro de juillet 2025 consacrait un dossier sur l’IA : c’est quoi ce travail ? offrant des analyses particulièrement riches.

Que traite ce dossier spécial ? (disponible aux adhérents sur simple demande à cfdt.education@univ-tours.fr)

L’intelligence artificielle transforme profondément le travail, qu’elle soit introduite discrètement dans les pratiques ou de manière stratégique par les entreprises. Si elle libère les salariés de certaines tâches répétitives, elle peut aussi accroître la pénibilité, intensifier le rythme et appauvrir le contenu du travail, voire menacer certains emplois. En s’attaquant désormais à des activités créatives et relationnelles, l’IA réduit l’autonomie et dévalorise l’expérience des travailleurs, avec des effets potentiellement nocifs sur leur santé. Son déploiement, souvent sans concertation ni évaluation des conditions de travail, appelle donc une vigilance accrue des représentants du personnel, chargés d’en faire un enjeu central du dialogue social et d’en encadrer les usages par le droit du travail.

Pour prendre un pas de côté, nous reproduisons l’interview Michel Corteel publié dans ce numéro de Santé et Travail qui alerte sur le risque de dévalorisation de l’activité cognitive, aussi bien individuelle en abordant une nouvelle forme de capitalisme entraînant un processus d’expropriation de l’intelligence collective et des nouvelles formes d’exploitation. Il est philosophe et historien des sciences, auteur de Ni dieu ni IA : une philosophie sceptique de l’intelligence artificielle (La Découverte, 240 p., 22 euros). A lire ici.

La CFDT fait de l’usage de l’IA au travail un point essentiel du dialogue social.

L’intelligence artificielle est une technologie numérique qui peut accomplir des tâches cognitives humaines dans les domaines de la parole et du langage, de la reconnaissance visuelle, de la robotique et de l’automatisation des processus et des connaissances. Elle analyse, elle prédit, elle fait des recommandations. Compte tenu des caractéristiques spécifiques de cette technologie – l’opacité, la complexité, la dépendance à l’égard des données, le comportement autonome elle peut porter atteinte à un certain nombre de droits fondamentaux des personnes.

Dans les lieux de travail, elle est souvent introduite sans débat, ni dialogue social. Et pourtant, cette technologie crée des attentes par rapport aux droits des salariés dans la gestion des ressources humaines et des droits des citoyens dans les domaines de la justice ou des services financiers, des soins de santé, des services publics.

Ces nouveaux droits sont opposables aux systèmes d’IA : le droit de ne pas être l’objet d’une décision prise exclusivement par un algorithme (par exemple, la décision de ne pas être recruté ou celle de se voir refuser un crédit bancaire), le droit à l’oubli, le droit à l’explicabilité des décisions prises par la machine.

[Vie étudiante] CROUS : des élections placées sous l’égide de la lutte contre la précarité

Du 3 au 5 février 2026, les étudiants ont élu leurs représentants dans les conseils d’administration des Crous, avec un niveau de participation national jamais atteint jusque‑là.

Une participation en hausse, des enjeux très concrets

Au niveau national, 210 269 étudiantes et étudiants ont pris part au vote, soit 10 503 votants de plus qu’en 2024. À Orléans‑Tours, les résultats dessinent un paysage très politisé autour de la lutte contre la précarité, où se distinguent en particulier les listes FSE‑EMF, les collectifs anti‑précarité et Le Poing Levé.

A Tours, le paysage étudiant évolue. La FAGE (Bouge ta Fac) qui s’est recentrée sur un discours a-partisan depuis son soutien à la nouvelle équipe présidentielle subit un second revers électoral après les élections partielles à la CFVU et tombe à 28% des voix, largement distancés par l’alliance FSU et EMF (43% des voix). Il s’agit d’un revers doublement significatif alors que la FAGE retrouve sa première place au niveau national en réaffirmant un positionnement proche de la CFDT. Ces élections marquent aussi la marginalisation de l’extrême droite qui malgré tout multiplie les provocations sur les campus.

Pour la CFDT, ces évolutions interrogent à la fois le rôle du Crous comme service public de la vie étudiante et les formes de dialogue avec des élus étudiants plus combatifs.

Quels enjeux pour la CFDT dans l’académie Orléans-Tours ?

Pour la CFDT Éducation Formation, Recherches Publiques, ces résultats ouvrent plusieurs chantiers de travail. D’abord, ils confirment que la précarité étudiante est devenue l’axe central autour duquel se structurent désormais les votes et les mobilisations dans les Crous. Les revendications portées par les listes étudiantes – repas à 1 €, logement accessible, allocation d’autonomie, défense des droits sociaux – rejoignent en partie les combats de la CFDT pour un financement renforcé du service public de la vie étudiante et une meilleure prise en compte des publics les plus fragiles.

Ensuite, la fragmentation de la « gauche étudiante » (entre listes anticapitalistes, unions syndicales et listes associatives) impose de penser de nouvelles formes de coopération : construire des convergences sur les objectifs concrets (emplois au Crous, qualité du service, lutte contre la précarité) tout en assumant des désaccords sur la méthode (culture du compromis, rôle du dialogue social). Enfin, la marginalisation de l’extrême droite dans les CA du Crous doit être consolidée par un travail de terrain, associant personnels et étudiants, sur les valeurs de service public, de solidarité et de lutte contre toutes les discriminations.

Les élus étudiants sont des acteurs essentiels pour faire vivre la démocratie dans les Crous et défendre les droits des étudiantes et des étudiants au quotidien. À nous, organisations syndicales de personnels, de construire des passerelles avec eux pour que la lutte contre la précarité étudiante rime avec amélioration des conditions de travail et renforcement du service public.

[Droits] Le + CFDT : votre conjoint est militaire. Quel accompagnement en termes de mobilité ?

Dans le cadre de votre projet de mobilité, vous pouvez bénéficier d’un appui spécifique proposé par le ministère des Armées via « Défense Mobilité ». Ce service accompagne les conjoints de militaires agents publics dans leurs démarches de mobilité professionnelle au sein de la fonction publique.

Pour en savoir plus ou bénéficier d’un accompagnement personnaliséToutes les informations : ICI