[ESR UT] Prix des carburants : des salariés perdent de l’argent en venant travailler.

Crise énergétique : transition énergétique et protection du pouvoir d’achat, la CFDT interpelle l'employeur.

Par la voix de sa secrétaire générale, Marylise Léon, la CFDT s’est exprimée clairement sur les conséquences de la crise au Moyen-Orient sur la quotidien des salariés et des agents publics.

La CFDT de l’université de Tours a souhaité alerter la direction de l’établissement sur la situation des personnels de l’établissement face à la nouvelle hausse des prix du carburant et plus largement des coûts de transport domicile-travail.

La CFDT rappelle que la hausse des prix de l’énergie frappe de plein fouet les agents dont les salaires stagnent, en particulier les plus bas indices et les personnels contraints d’utiliser leur véhicule personnel faute d’offre de transport en commun adaptée. Cette situation se traduit par une baisse du reste à vivre, des renoncements à des dépenses essentielles ou à des activités sociales ou culturelles.

L’université de Tours, a adopté un plan de sobriété énergétique dès 2022, articulant économies d’énergie et mesures de soutien aux usagers, notamment via une nouvelle aide financière de transport (ASIU spécifique supplémentaire) et l’extension du forfait mobilité durable pour encourager les mobilités alternatives. Cette démarche montre qu’il est possible de coupler transition énergétique et protection du pouvoir d’achat des personnels.

Au regard de ce contexte, la CFDT demande :

  1. La mise en place, sur l’année 2026, d’une aide énergétique « transport / carburant » ciblée sur les agents les plus impactés (bas salaires, temps partiels subis, trajets longs sans alternative en transport collectif), sous la forme :
    • d’une aide forfaitaire semestrielle versée via l’action sociale (type ASIU spécifique) ;
    • d’un abondement exceptionnel de l’aide sociale transport existante, sur la base d’un barème progressif selon le revenu et la distance domicile-travail.
  2. Que cette aide soit construite sur des critères transparents, discutés en CSA, garantissant l’équité entre titulaires, contractuels et apprentis, et intégrant la situation particulière des agents en horaires décalés (agents d’entretien)

La CFDT demande à la présidence d’inscrire ce dispositif dans la programmation budgétaire et dans le plan d’action sociale de l’établissement.