Le bilan de la formation 2025 confirme que la formation est un levier central de la politique RH de l’université.
La CFDT défend la formation tout au long de la vie comme un droit fondamental des agents publics et un levier central d’évolution professionnelle et de qualité du service public. La CFDT rappelle que la formation continue doit permettre à la fois l’adaptation immédiate au poste, l’adaptation à l’évolution des métiers et le développement ou l’acquisition de nouvelles qualifications
Une activité de formation en nette progression
En 2025, 1 180 agents ont été formés (dont 1 159 de l’établissement), pour 2 787 stagiaires et 431 actions de formation, pour un coût global de 244 116 €. La progression est nette sur cinq ans : le nombre de stagiaires est passé de 1 672 en 2021 à 2 787 en 2025, tandis que l’offre de formation est passée de 183 à 431 sessions, à coût global relativement stabilisé.
43% des agents ont suivi au moins une formation en 2025, contre 37% en 2024, ce qui traduit une diffusion réelle de l’accès à la formation. La formation touche donc presque un agent sur deux, avec une intensification de l’offre sans dérive budgétaire majeure.
Pour la CFDT, ce volume traduit un engagement réel de l’établissement en faveur de la formation professionnelle et de la montée en compétences. La CFDT insiste toutefois pour que cet effort se traduise aussi en reconnaissance statutaire, en évolution de carrière et en qualité de vie au travail, et pas seulement en indicateurs quantitatifs.
Une forte participation des BIATSS, une progression chez les enseignants
Les BIATSS représentent la majorité des personnes formées : 793 agents, soit 68% des formés, pour 366 enseignants et enseignants‑chercheurs (32%). Si seulement 25% des enseignants ont suivi au moins une formation (366 sur 1 469), 64% des BIATSS ont été formés (793 sur 1 234).
Chez les BIATSS, la couverture par catégorie est élevée : 58% des agents de catégorie A, 71% des B et 67% des C ont suivi au moins une formation en 2025. La répartition par genre et statut montre également une forte participation des femmes, notamment parmi les BIATSS titulaires et contractuelles.
La CFDT y voit un signe positif d’investissement des personnels administratifs et techniques, qui portent au quotidien le fonctionnement de l’université.
Des publics diversifiés
La formation touche toutes les tranches d’âge, avec une majorité d’agents entre 30 et 59 ans (environ 980 agents formés sur ces tranches), mais aussi 105 agents de moins de 29 ans et 79 de 60 à 69 ans. La quasi‑totalité des composantes et services est représentée.
Côté composantes, l’IUT de Blois (53% des effectifs) et l’IUT de Tours (51%) atteignent des taux de couverture très élevés, tout comme plusieurs structures de recherche (CESR, MSH‑CITERES, CUEFEE). Côté services, certains dépassent les 80% d’agents formés (DIFOR, D-BA, DRV, DRH, DRI, MOIP, DAPEQ, DITERS, UTL), avec un taux global de 68% d’agents formés dans les services centraux.
Des domaines de formation variés et ciblés
Le bilan 2025 met en avant des domaines variés : hygiène, santé et sécurité au travail, préparation aux concours, informatique et bureautique, environnement professionnel, management, techniques juridiques, missions spécifiques des ministères et transition écologique. Les formations « Préserver vos données », SST, habilitations, premiers secours, ainsi que les actions climat et numérique responsable, répondent à des besoins forts en prévention et en transformation des pratiques.
La CFDT souligne la place accordée à la santé au travail, à la sécurité et à la transition écologique, qui sont au cœur des revendications syndicales. La CFDT insiste pour que les contenus managériaux et stratégiques (finances publiques, organisation de l’université, gestion de projets, animation d’équipe, numérique) soient davantage pensés comme des parcours de développement professionnel, avec des suites possibles en termes de responsabilités, de primes et de promotions
Dispositifs spécifiques et transition professionnelle
Le bilan fait apparaître une activité soutenue sur les dispositifs individualisés : 5 commissions de formation (71 demandes), 4 bilans de compétences acceptés (7 620 €), 49 formations spécifiques (50 454 €), 4 dossiers CPF (6 000 €) et 51 demandes de temps de préparation personnelle pour concours (678 heures). Un congé de transition professionnelle a été accordé (4 778 €), ainsi qu’un congé de formation professionnelle démarrant en 2025, assorti d’un recrutement de remplacement.
Ces données montrent que la formation accompagne aussi des projets individuels d’évolution ou de reconversion, au‑delà de la seule adaptation immédiate au poste de travail.
Transition écologique et accompagnement pédagogique
La transition écologique occupe une place visible dans le bilan 2025, avec des actions telles que ateliers climat, fresque du numérique, « Ma Terre en 180 minutes » (réduction de l’empreinte carbone des laboratoires), achats durables, sensibilisation à l’usage numérique écoresponsable, mobilité douce et gestion des déchets.
Le Centre d’Accompagnement à la Pédagogie pour les Enseignants (CAPE) poursuit son développement : 31 formations en 2025 pour 289 enseignants (contre 218 en 2024 et 132 en 2023), avec une évaluation qualitative largement positive. Le CAPE a aussi formé un groupe de 20 MCF stagiaires sur 32 heures, avec un fort niveau de satisfaction quant à l’amélioration de leurs compétences d’enseignement.
La CFDT défend le renforcement de ces dispositifs individualisés, notamment pour les agents en situation de reconversion ou de fragilité professionnelle. La CFDT demande que les actions du CAPE et les parcours cadres (BIATSS et enseignants‑chercheurs) soient articulés avec les entretiens professionnels et les lignes directrices de gestion, pour faire de la formation un véritable levier de carrière et non un simple « plus » sans effet.
Pour la CFDT, le bilan 2025 montre une politique de formation dense, ambitieuse et globalement bien répartie. L’enjeu des prochaines années sera de renforcer le lien entre formation, reconnaissance des compétences, perspectives de carrière et amélioration concrète des conditions de travail, afin que chaque heure de formation investie bénéficie pleinement aux agents comme au service public d’enseignement supérieur et de recherche.