Anna Daley, DĂ©lĂ©guĂ©e dĂ©partementale CFDT Education Formation Recherche publiques (EFRP) antenne de l’INDRE.

 

 

 

S’engager pour chacun, agir pour tous

Derrière ces valeurs,
se trouvent des militantes et des militants
qui vous accompagnent et vous représentent au quotidien.

DĂ©couvrez chaque mois, le portrait de l’une ou de l’un d’entre eux
dans l’acadĂ©mie Orleans-Tours.

CFDT Académie Orléans-Tours | Orléans

Des militants de la CFDT Education Formation Recherche Publiques qui expriment sur quoi se fonde leur engagement : être utile aux autres, améliorer les conditions de travail, aimer les gens. Ils se plaisent dans une organisation qui privilégie le dialogue au conflit, qui rend les salariés acteurs de leur vie au travail et qui débat dans le respect.

Ce mois ci retrouvez le portrait d’ANNA DALEY, enseignante en Anglais au Centre d’Etudes SupĂ©rieures de Châteauroux.

(Pour tĂ©lĂ©charger l’article clique sur le portrait)

Qui suis-je ?

53 ans, 2 enfants, d’origine anglaise, j’habite et travaille dans l’Indre depuis plus de trente ans. Je suis passionnée par mon métier, mon jardin, l’écriture, la lecture, le cinéma, les voyages… J’aime cuisiner, coudre, et je me déplace presqu’exclusivement à vélo !

Mon métier d’origine ?

Je suis enseignante d’anglais. J’ai exercé d’abord une dizaine d’années dans le privé, principalement en chambre de commerce, puis j’ai eu envie d’évoluer et j’ai passé le concours pour enseigner dans le secondaire. Presque tout de suite, j’ai commencé à enseigner au niveau universitaire, et j’occupe mon poste actuel au Centre d’études supérieures à Châteauroux (site de proximité de l’université d’Orléans) depuis une dizaine d’années.

Pourquoi la Cfdt ?

Quand je bossais dans le privé, c’était à peu près le seul syndicat présent dans mon secteur. Donc je connaissais déjà. Puis j’ai adhéré au Sgen (à l’époque ;-)) dès mon année de stage en 2003 (nous avons trouvé le bulletin d’adhésion en rangeant le bureau il y a quelques années !). Les valeurs de la Cfdt collent aux miennes. En particulier, j’aime le fait qu’elle représente tous les métiers, elle n’est pas corporatiste. Son ouverture au dialogue est aussi quelque chose de très important pour moi. Puis, j’aime aussi son principe d’aider les gens à faire par eux-mêmes, et non pas de faire à leur place. Il n’y a que comme cela que nous les rendons libres et capables de choisir leur destin dans la vie.

Comment je suis venue à militer, à exercer les responsabilités au sein du syndicat ?

Une année, Michel de Peyret, ancien secrétaire départemental dans l’Indre, m’avait demandé d’être sur une liste Cfdt en position non-éligible. J’ai dit oui. Puis je me suis trouvée en sous-service, et je me suis dit que c’était le moment de m’investir davantage, alors j’ai accepté d’être en position éligible, et j’ai été élue. D’abord en suppléante puis en titulaire. J’ai siégé au Comité Technique, au Comité d’Hygiène, de Sécurité, et de Conditions de Travail, et actuellement je siège au Comité Social d’Administration, ainsi qu’à la Formation Spécialisée de Santé et Sécurité au Travail.

Ce qui me plaît dans ce que je fais :

J’adore accompagner les adhérents quand ils ont une difficulté ou un coup dur. Cela nécessite pas mal de recherches parfois car on ne connait jamais tous les aspects de tous les métiers des personnes que l’on représente. J’aime également organiser des moments de convivialité et les formations. Je ressens de la reconnaissance et j’ai l’impression que je fais une différence en étant là. C’est valorisant et on se sent utile. Puis je suis toujours contente quand je vois dans notre base de données que mon nombre d’adhérents a augmenté J. C’est toujours agréable aussi de retrouver les camarades de toutes les sections lors d’une manifestation. On se sent moins seul !

Ce qui me plait moins :

Parfois les réunions des conseils dans lesquels je siège sont très longues, cela m’éloigne de mon vrai métier. Nous avons aussi énormément de documents à lire, il faut rester concentré et cela n’est pas facile. Pour un représentant du personnel, on doit faire ça en plus de notre travail (même si on a la chance d’avoir une décharge), alors que la direction, cela fait partie de son travail, c’est la grosse différence entre nous. Je ne suis pas très à l’aise pour parler en public ou aux médias non plus, je me dis toujours qu’il y a plein de gens qui sont sûrement beaucoup plus doués que moi pour le faire, mais quand il y a un sujet qui me tient vraiment à cœur, je peux me lâcher !

Les sujets d’actualité pour mes adhérents :

Nous avons les mêmes inquiétudes que tout le monde je pense, quant à notre pouvoir d’achat, l’état de notre pays. Mais aussi notre statut et l’image que nos concitoyens se font de nous. Enseigner ce n’est pas facile si nous n’avons pas le respect et le soutien de l’ensemble de la société. Nous venons d’accueillir les nouveaux entrants dans l’académie et dans le département, lauréats des concours du second (collège et lycée) et du premier degré (instits). Nous allons être fortement sollicités concernant la mise en place de la mutuelle obligatoire, procédure qui ne débutera que le mois prochain pour nos adhérents, alors que c’est déjà fait depuis longtemps dans le privé.

Un mot, une devise ?

« Parfois, la manière dont on dit quelque chose est aussi importante que ce que l’on dit » : c’est de Clive Stafford-Smith, un avocat qui défend les personnes condamnées à la peine de mort aux États-Unis. Il est anglais d’origine, comme moi, mais il a choisi de travailler aux États-Unis parce que, comme il dit, « il n’y a pas de peine de mort au Royaume Uni ». (voir le documentaire 14 jours en mai – Fourteen Days in May à ce sujet).

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