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Le Smic augmente au 1er janvier… sans plus

C’est une augmentation qui devrait profiter à plus de deux millions de salariés. Au 1er janvier 2026, le Smic passera de 11,88 euros bruts par heure à 12,02 euros, soit une augmentation de 1,18 % et  1 823.06 € brut par mois . Ce taux ne doit rien au hasard puisqu’il a été calculé selon une formule précise qui tient compte de l’inflation et de l’évolution des salaires. Cependant – même si ce ne sera pas le cas en 2026 –, le gouvernement aurait pu choisir d’aller au-delà et acter une augmentation plus forte, un « coup de pouce ». Aussi a-t-il décidé de s’aligner sur les préconisations du rapport annuel du groupe d’experts sur le Smic.

La CFDT milite toujours pour le pouvoir d’achat des plus modestes

Évidemment, la CFDT regrette un tel choix et avait appelé à aller plus loin que la revalorisation automatique afin de soutenir immédiatement le pouvoir d’achat des salariés les plus modestes. En vain. Si la CFDT n’est également pas d’accord avec la préconisation concernant le changement de la règle de revalorisation automatique du Smic, elle approuve celle en faveur d’une réforme des allègements généraux de cotisations patronales. « Les exonérations de cotisations ont été décidées pour qu’il y ait des effets sur l’emploi. Si ces derniers ne sont pas avérés, il n’y a pas de raison de les maintenir », commente Luc Mathieu, secrétaire national chargé des questions de rémunérations.
Par ailleurs, La CFDT entend en faire plus dans la lutte contre les bas salaires et notamment enclencher une dynamique de négociation salariale dans les branches et les entreprises, pour réviser les grilles et décoller les salaires du Smic. « Car ce n’est pas le Smic qui est trop haut, ce sont les autres salaires qui sont trop basNombreux sont les salariés qui n’ont pas encore rattrapé la vague d’inflation », qui a débuté il y a près de quatre ans…

La CFDT en appelle donc à une réflexion globale : un SMIC revalorisé, des négociations salariales sincères et régulières, des parcours professionnels valorisants et une réforme des exonérations pour inciter à la progression des salaires. L’objectif est clair : faire du salaire minimum un réel point de départ vers des carrières dignes et durables.

Pour la CFDT, le débat sur le SMIC ne peut se réduire à son montant : il doit s’inscrire dans une réflexion globale sur les salaires, les classifications et les parcours professionnels. Il est inacceptable que des salariés restent durablement au Smic.

L’urgence est réelle

A l’université de Tours, les collègues contractuels et ceux et celles en CDI de catégorie C et B qui sont bloqués pendant plusieurs années à l’indice 366 (21 ans pour un C et 8 ans pour un B) auront donc une légère augmentation de leur pouvoir d’achat. A ce sens, la refonte des grilles salariales des contractuels (CDD et CDI) sera le point central pour la CFDT dans la négociation qui s’ouvre le 15 janvier au sein de l’université de Tours.

Disponibilité : un décret qui simplifie les démarches administratives des agents

Le décret n° 2025-1169 assouplit les règles de disponibilité pour convenances personnelles dans les trois versants de la fonction publique : fin de l’obligation de retour de 18 mois après cinq ans de privé et simplification des justificatifs pour conserver ses droits à l’avancement.

Ce qui change

Jusqu’ici, un fonctionnaire en disponibilité pour convenances personnelles qui partait dans le privé devait revenir dans la fonction publique au moins 18 mois au bout de 5 ans pour pouvoir prolonger sa disponibilité et transmettre chaque année des documents pour conserver ses droits dans le public.

Le nouveau décret supprime l’obligation de retour de 18 mois pour renouveler la disponibilité au-delà de cinq ans, il remplace l’envoi annuel de justificatifs par une transmission unique à la fin de la disponibilité, pour le calcul des droits à l’avancement.

Pourquoi la CFDT a voté favorablement ?

Parce que ce décret met le droit en cohérence avec les parcours réels des agents et allège les contraintes pour les collègues en disponibilité comme pour les RH.

La CFDT restera attentive aux conditions de mise en œuvre du décret dans les trois versants de la fonction publique et à ses effets sur les carrières. N’hésitez pas à vous rapprocher de vos représentants CFDT pour faire le point sur votre situation et vos projets de mobilité.