Suite du « feuilleton Jean-Moulin » : le chaud et le froid

Au Comité Technique Académique du 26 janvier 2018, l'avenir du collège chartrain est revenu sur le tapis, avec de nouvelles incertitudes à l'horizon...

La Rectrice a rappelé que, juste avant le CTA du 18 janvier, elle avait reçu des engagements relativement précis du Président du Conseil Départemental en vue d’une réouverture en septembre 2020 Lire : Collège Jean-Moulin de Chartres : la Rectrice et le Phénix. Pour elle, c’était « un plus » (très attendu!), mais le Rectorat a vérifié le lendemain si le calendrier des travaux était tenable.

Un calendrier tenable… ou non ?

Le Conseil Départemental prétend que oui. Mais ce n’est pas l’avis de la Directrice du PUEL car il faut déjà compter un retard de 5 mois pour les travaux sur l’Espé !

C’est pourquoi le Rectorat a décidé que c’était à l’auteur des retards d’assumer sa responsabilité, et la Rectrice attend de sa part des précisions.

D’autre part, elle a souligné que la « Cosmetic Valley » est la grande absente de ce dossier : on n’a aucune précision sur son projet. Est-il si urgent ? Est-il vrai qu’il y aurait 6 000 emplois à la clé ?

La Rectrice paraît choquée que la Principale du Collège Jean Moulin n’a été consultée à aucun moment. Elle trouve que c’est plus que déplaisant d’entendre des élus du Conseil Départemental accuser l’Education Nationale de « résistance au changement » et de voir les enseignants accusés de vouloir rester dans le confort.

Quand elle demande : « Un enfant vaut-il moins qu’un parfum ? », le Sgen-CFDT réplique : « L’argent n’a pas d’odeur ! »

La FSU a signalé que les travaux pour accueillir « Jean-Moulin 2 » traînent depuis des années. Personne n’y croit. Le 25 janvier, plus de 150 personnes étaient devant le collège. Mais la visite de la Rectrice le 23 janvier a redonné du punch  aux collègues, qui veulent des assurances.

La Rectrice a rappelé que l’Education Nationale n’était pas en demande de ce transfert. Elle l’a dit au Conseil départemental.

Un député en marche…

Guillaume KASBARIAN, député (LREM) de la 1ère circonscription d’Eure-et-Loir, s’occupe activement de cette affaire, il assure qu’il soutient totalement le Collectif des enseignants et des familles, et va prendre une position publique : c’est important vis à vis du milieu fermé que constituent les élus municipaux et départementaux. La Rectrice affirme que le député veut quelque chose de plus solide que la lettre « d’engagement » du Président du Conseil Départemental et que le maintien de 5 DHG sur Chartres reste justifié.

Bref, la Rectrice constate que l’on ajoute encore de l’incertitude dans ce dossier.

Le Secrétaire Général a noté que la composition actuelle de l’équipe pédagogique montre qu’il ne reste que 11 personnes arrivées avant 2015, il y a donc eu beaucoup de turn over depuis 3 ou 4 ans. Les anciens disent leur détresse et les nouveaux ne comprennent pas la manière inconcevable dont ils sont traités.

Audiences et rendez-vous

Le collectif a été reçu samedi 27 janvier par le député Guillaume KASBARIAN et doit le revoir le 7 février, veille du CDEN d’Eure-et-Loir.

Le 26 janvier, une demande d’audience intersyndicale est adressée par ID-FO et le Sgen-CFDT au Président du Conseil Départemental, en particulier pour les personnels de direction. Lire : Demande d’audience intersyndicale à Président du CD

L’affaire prend une tournure politique de plus en plus évidente. Après Notre-Dame-des Landes, le Collège Jean Moulin sera-t-il la prochaine ZAD ?