Université de Tours : au fil des dossiers n°69

« Bien informés, les hommes [et les femmes] sont des citoyens ; mal informés, ils deviennent des sujets. » Alfred Sauvy
Vie des instances, politique d'établissement, Au fil de dossiers pour garder le lien ....

Politique indemnitaire des Biatss : le oui mais des élus CFDT au CSA

Si les élu·es CFDT ont voté favorablement les propositions de la politique indemnitaire 2024, la CFDT a indiqué que dés le 1er janvier 2025,  demandera dans le cadre de la négociation collective, une ouverture de discussions autour de ses points de revendication sur la politique indemnitaire :

  • La mise en place d’une trajectoire pluriannuelle 2024 à 2026 de la politique indemnitaire permettant d’atteindre pour toutes catégories d’emplois, le socle ministériel.
  • La revalorisation du socle indemnitaire des agents en bap E (informatique) et une égalité de traitement et ce quelle que soit la date d’entrée au sein de l’établissement,
  • La mise en place d’une politique indemnitaire égale CDI et titulaires (passage à 100% des catégorie C et B en 2024 et trajectoire pour attendre ce niveau d’ici 2026 pour les catégories A et B)
  • L’intégration des agents en CDI dans les groupes rifseep (fin du stationnement dans le dernier groupe).

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Campagne d’emplois Biatss  : pourquoi la CFDT s’abstient au CSA

La campagne d‘emploi 2025, c’est la présentation de la situation de 186 supports de poste avec une attente très forte des services et des composantes de publier les emplois aux concours et à la mutation.

Si la CFDT salue les efforts constants d’une transparence dans la réalité de l’emploi au sein de l’établissement, elle n’en est pas moins inquiète du nombre de postes occupés par des collègues contractuels et de la difficulté de sortir de cette logique y compris sur les postes statutaires.

Lors de la présentation au Comité Social d’Administration, la CFDT s’est également inquiétée des modalités de concertation au sein des composantes via les conseils d’UFR. A notre connaissance, seuls trois conseils de composante débattent des politiques des biatss (ASH, Pharmacie et Sciences et Techniques). Pour la CFDT, la question de la politique de l’emploi doit être débattue collectivement dans les différents instances (UFR, CAC, CSA et CA).

A l’issue des débats, la CFDT a souhaité exprimer par son vote l’attente forte des collègues contractuels de pouvoir avoir leur situation stabilisée et s’est donc abstenue.

Ainsi, sur la politique d’emplois Biatss, le CSA a adopté les propositions de l’établissement par 4 voix pour (FSU et UNSA), 4 abstentions (CFDT) et 2 voix contre (FO).

Pour en savoir plus sur la présentation de la politique d’emplois biatss 2025

Drôle de campagne

Alors que les échanges épistolaires sont parfois piquants, la réalité de notre vie institutionnelle est plus consensuelle.

Ainsi, les orientations du schéma pluriannuel de stratégie immobilière ont été adoptées à l’unanimité comme la politique d’emploi des enseignants et enseignants-chercheurs ou le budget rectificatif et donc par les élus des trois listes en présence.

Le document présenté rappelle les choix forts réalisés dans le cadre du CPER 2021 et 2027 : construction de l’extension de Polytech (32,5 millions d’euros), réhabilitation de deux bâtiments des Tanneurs (Thélème et BU) pour 22 millions d’euros, la réhabilitation énergétique des deux bâtiments en Sciences et Techniques pour 10,6 millions d’Euros et la  création d’une laboratoire de biologie et de salle pour l’odontologie pour 11,5 millions d’euros et la création d’un équipement sportif et culturel sur le site Portalis pour 4,4 millions d’euros pour au final un CPER 2021-2027 qui s’élève à 47,3 millions d’euros.

La priorité fixée par cette délibération est de soutenir dans le prochain contrat Etat-Région, la rénovation du bâtiment principal du site des Tanneurs pour 67 millions estimés. Il s’agit du bâtiment le plus dégradé, le plus énergivore et les récentes intempéries ont révélé à quel point les infiltrations étaient multiples y compris avec des coulées d’eau dans des armoires électriques !

Cette stratégie serait complétée par un emprunt auprès de la Banque Européenne d’Investissement pour des rénovations énergétiques.

Le deuxième axe de schéma est de mieux utiliser les espaces libérés et en particulier le bâtiment Lesseps (2026)

Plusieurs options sont proposées, notamment par la libération de 2.800 m2 sur les sites Lesseps en 2026 (déménagement du département Aménagement de Polytech). Les scénarii dépendront en grande partie au devenir du site historique du CESR et de la possibilité de récolter les fonds nécessaires via des partenariats et donateurs (7 millions d’euros minimum).

D’un point scientifique et économique, la création d’un pôle scientifique et pédagogique sur le site Lesseps intégrant la MSH, déjà existante, le LAT et le CESR apparaîtrait sur le papier la plus rationnelle mais nous avons en tête les débats épiques avec l’exil de l’EHESS sur le campus Condorcet et le regroupement de 11 établissements et organismes de recherche dans la banlieue, ce n’était qu’Aubervilliers !

Au delà de l’attachement à cet espace patrimonial que représente le CESR, il y aura des choix cornélien à réaliser.

En tout cas, nous espérons que le temps des choix ne sera pas aussi long que la programmation des travaux de la BU (30 ans à voir le jour !)

Vers un emprunt Immobilier pour répondre aux enjeux scientifiques et pédagogiques.

Pour répondre aux objectifs législatifs et réglementaires visant à réduire la consommation énergétique des bâtiments à usage tertiaire (bureaux), l’université de Tours doit accélérer les travaux de rénovation énergétique de son patrimoine immobilier. C’est un enjeu important pour l’université qui consomme 30 gigawatts par an. La trajectoire est de réduire d’ici 2030 notre consommation d’énergie de 40 % et de 60 % à l’horizon de 2050. Le patrimoine immobilier représente près de 180 000 m²et pour boucler le financement de la réhabilitation du bâtiment principal des Tanneurs, l’université devra emprunter. Pour engager ces travaux, l’université travaille actuellement avec France Universités sur des prospectives financières pour emprunter soit auprès de la Banque européenne d’investissement soit auprès de la banque des territoires.

Cet emprunt doit se faire sous plusieurs conditions : maintenir une trajectoire financière soutenable, garder notre capacité à investir et préserver un fonds de roulement qui rassure nos partenaires.

Depuis 2021, l’université de Tours a engagé une série de travaux immobiliers, telles que des rénovations sur le site des Tanneurs, ou encore la construction d’un nouveau bâtiment pour l’école d’ingénieurs Polytech. L’université a aussi d’autres projets sur les rails, comme la rénovation d’un bâtiment sur le site de Bretonneau qui doit regrouper des activités de recherche en biologie, hospitalière et universitaire. Pour ce projet, une nouvelle convention cadre a été signée avec le CHU de Tours.

Une simplification … enfin une simplification

Les services des ressources humaines, les directions et les agents ont un besoin de simplifications pour les démarches de remboursement des déplacements temporaires dans le cadre professionnel.

C’est l’objet du décret du 6 juillet 2024 qui allège et simplifie la communication des pièces justificatives afférentes aux frais de déplacement avancés par les agents publics. Ce décret prévoit le principe général de non-conservation des pièces justificatives des frais de repas, sauf dérogations éventuellement prévues par arrêté ministériel. Il précise également que les pièces justificatives d’hébergement doivent être conservées par l’agent pendant un an et transmises à l’ordonnateur en cas de demande expresse.

Un brin démagogique

Dans une communication récente lié aux élections, un message caricature le choix d’autres candidats et candidates de communiquer via le papier pour échanger et engager le dialogue avec les personnels : « [le tract] qui nous parait appartenir au passé en cette période où nous devons tous nous préoccuper du sort de la planète, et notamment de nos forêts. »

Alors comment dire, voilà des propos qui méritent un fact-checking et une formation d’urgence des rédacteurs de cette fake news à la sobriété numérique car selon de nombreuses sources scientifiques, le coût carbone d’un mail reçu est de 17g de co2 contre de 6 à 12g de Co2 pour un tract donné de la main à la main (mais cela peut salir les mains !). Et puis, une bonne nouvelle, le ministère a publié en septembre une note qui prévoit des préconisations pour l’acculturation et la formation  afin d’ « apporter un socle commun de connaissances de base pour susciter un engagement« . On vous rassure ces formations se feront sur la base du volontariat.

En tout cas si on veut réduire notre empreinte carbone, il y a la suppression des goodies, la suppression des vidéos sur les sites, la réduction des déplacements etc…

Mais à la CFDT nous sommes aussi conscients de notre coût carbone lors de l’envoi de nos communications via nos newsletters mais on évite de tomber dans la démagogie !

Alors, soyons taquins, si on parle de modernité, nous avons le sentiment que la CFDT avec à la tête de la première organisation syndicale française d’avoir une femme à sa tête s’inscrit plutôt dans la modernité de notre société.

Où sont les femmes ?

Alors nous ne vous parlerons pas des inégalités en matière salariale des femmes au sein de l’université (une femme contractuelle gagnait en 2023 en salaire net moyen 140 euros de moins qu’un homme), ni que les emplois précaires et CDD sont majoritairement occupées par les femmes, ni que l’Université pourrait avoir une première femme présidente et une équipe composée aux deux tiers de femmes (l’Université s’écrit bien au féminin !), ni de l’élection de la 4ème femme directrice de l’UFR de Droit, Economie et Sciences Sociales (il reste deux composantes qui n’ont jamais eu de femme directrice de composante : la faculté de Médecine et celle d’Arts et Sciences Humaines à une exception prêt, cette composante a élu comme directrice une femme – une adjointe technique – et militante à la CFDT – cas unique en France avant que le législateur change la loi)…

Mais on vous parlera du thème de la séance d’ouverture des Rendez-vous de l’Histoire : Economie, où sont les femmes ? avec Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, Elisabeth Moreno, ancienne ministère et présidente de la Fondation Femmes@numérique et de Rachel Silvera, économiste, Université de Paris Nanterre et co-directrice du réseau de recherche MAGE que vous pouvez revoir à partir de 1h10 sur la chaîne youtube des Rendez-vous de l’Histoire, (début de la séquence à partir de 1h10) filmé par le trio audiovisuel de l’IUT de Tours.

Le spitch :

Si vous voulez que votre économie se porte bien, assurez-vous que les femmes y aient une place à parts égales !

En effet, inclure davantage les femmes dans le monde économique pourrait augmenter la production de 35% en moyenne. Cependant, la situation des femmes dans le monde du travail stagne : leur taux d’emploi n’évolue pas, elles sont deux fois plus touchées que les hommes par le sous-emploi ou les emplois précaires. De plus, leur rémunération est toujours inférieure à celle des hommes et les femmes restent peu nombreuses aux postes de gouvernance. Alors qu’elles restent plus diplômées que les hommes, pourquoi les femmes demeurent si peu présentes à des postes de haute responsabilité ?

Comment justifier que des inégalités de rémunération et de carrière persistent ? Quel est le rôle des préjugés sociaux et culturels inconscients qui structurent les inégalités entre les femmes et les femmes ? Et comment favoriser la création d’entreprise et l’entreprenariat féminin qui est un levier essentiel de l’autonomisation des femmes et finalement de croissance économique ?

Marylise LéonDiplômée de chimie, Marylise Léon intègre, après ses études supérieures, un bureau d’études comme responsable sécurité-environnement. En 2008 elle fait ses débuts de responsable syndicale en rejoignant la Fédération de la chimie de la CFDT. En 2014, Marylise Léon est élue secrétaire nationale chargée des questions industrielles au sein de la Commission exécutive de la CFDT. Quatre ans plus tard, elle est élue secrétaire générale adjointe. Elle est chargée de dossiers stratégiques comme l’assurance chômage et les relations intersyndicales. En juin 2023, elle succède à Laurent Berger à la tête de la CFDT.

 


Brebis égarés ?

Le doyen de la faculté de Médecine se veut comme le guide qui oriente ses brebis et donne ses consignes de vote dans une publication qui d’ordinaire est publiée en novembre ou décembre. Il y a donc urgence à rassembler ses ouailles. Le message est clair : « il faut une représentation optimale de [sa] faculté ».

Il n’est pas certain que le projet d’une université ouverte, pluridisciplinaire et plurielle soit le sens de ce message et qu’il soit forcément compris par les personnels des autres composantes.


La rente temporaire d’éducation dans la Fonction publique d’Etat

Chaque année, nous avons la tristesse d’apprendre le décès d’un ou d’une collègue. Au-delà de la détresse que cela génére, les enfants peuvent de l’agent décédé peuvent bénéficier de  la rente temporaire d’éducation.

La fiche à télécharger, rédigée par le pôle juridique de la CFDT Fonction publique, reprend les dispositions concernant la rente temporaire d’éducation dans la Fonction publique de l’État. Qui est concerné ? Quelles conditions ? Qui peut en bénéficier ? Quel montant ?…

De quoi s’agit-il ?

Au-delà du capital décès (voir à ce sujet les fiches qui lui sont consacrées), l’enfant ayant-droit peut bénéficier, sous certaines conditions d’âge et de poursuite d’études, du paiement d’une rente temporaire d’éducation qui constitue une des garanties en matière de risque décès d’un agent public de l’État.

Qui est concerné ?

Les ayants droit des agents publics de la Fonction publique de l’État.

 


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